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LIGHTWAVE

LIGHTWAVE

musique électronique française inclassable
Avis :  
 (4 avis)

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Avis : LIGHTWAVE

1. LIGHTWAVE - il y a 2 ans
Note :  

SEFRONIA
Bleue comme une orange (Collection Signature)
Dans ce concept album des électriciens Christoph Harbonnier, Paul Haslinger et Christian Wittmann, beaucoup de choses vont très bien, mais pas toutes, comme son titre, en apparence plus digne d’une marque de shampooing que de la prestigieuse collection Signature de Radio France (en réalité la reprise du premier vers de "La Terre est bleue" de Paul Eluard), qui ne correspond en rien ou presque rien au contenu musical.
Ces musiques très subtiles sont à situer dans un genre déjà bien rodé (hélas !), un fond électronique très étudié, très produit - et par conséquent très aléatoire - avec selon l’occasion une superposition retenue de flûte traversière, de clarinette basse, de violon ou de trompette.
Lentes, sirupeuses et super-spatiales (et à mon goût un peu vides), elles ne pourraient être plus que ce qui serait une orange bleue : pop, gaie, et, d’une manière plutôt trop évidente, paradoxale. Au moins, l’entreprise aurait mérité un petit essai de pochette en guise de justification – après tout, la musique se prête-t-elle vraiment au paradoxe ? Une musique-paradoxe, ça sonnerait comment ? Ou est-ce que ça ne sonnerait pas du tout, la musique étant, dans sa manière à elle, au-delà de telles contraintes logiques ?
"Bleu comme une orange" en est d’ailleurs un exemple excellent. Avec beaucoup de fluidité et finesse, nous sommes ici emportés au-dessus de tout obstacle éventuel, soit-il d’ordre matériel ou immatériel. Des pulsations astrales, un jeu de cordes non loin de celui de Denis Frajerman, très réduit et pourtant très vivace, un va-et-vient convulsif d'instruments à vent, le tout garni d’occasionnels cris de mouettes, de bruitages sci-fi et de petites conversations entre méduses (interrompues, bien entendu, par des bulles d’air)…
Tout ça est très suggestif, riche en gestes et allusions, et fait de "Bleu comme une orange" une sorte de "Blade runner" pour le nouveau siècle, un chef d’œuvre mystique, avec pourtant beaucoup moins de mélancolie que ce dernier – effet dû, sans doute, au fameux pouvoirs tonifiants de l’orange.
2. LIGHTWAVE - il y a 2 ans
Note :  

SOLENOÏDE
Au carrefour des continents ambient et contemporains, voici un groupe qui depuis plus de 15 ans réalise de trop discrètes prouesses. Influencé par la poésie de Paul Eluard, Lightwave décrit sur ce disque un parcours onirique jalonné de frêles inspirations impressionnistes. Associant les talents de nombreux invités, à la tête desquels se retrouve l'immense Jon Hassell, cette oeuvre est l’aboutissement d’un fin travail chromatique sur la matière, tant acoustique qu'électronique. Comme rarement cordes classique et/ou cuivres jazzy se réverbèrent dans l’éther électronique, colorant des paysages sonores tamisés, dans un jeu diffus d’ombre et de lumière virtuelles. Dans “Bleue comme une orange”, le duo franco-allemand altère tout en douceur notre rapport au temps et à l’espace, apprivoisant le souffle voilé de mythes futuristes et anciens ! Evoluant tout en tatonnements et ondulations subtils, cette ambient music de chambre se fraie une voie originale entre le Kronos Quartet et Steve Roach, réalisant - avec l'exigence d'un David Toop ! - un captivant compromis entre écriture contemporaine et fonctionnalité chill out. Projet immersif par excellence, ce septième album de Lightwave constitue l'une des odyssées musicales et climatiques les plus passionnantes de ces 2 dernières années!
3. LIGHTWAVE - il y a 2 ans
Note :  

OCTOPUS
Explorant les strates les plus profondes des nouvelles lutheries électroniques, le groupe Lightwave témoigne d'une expérience musicale unique qui s'étale sur vingt ans, et dont le dernier album Bleu comme une orange porte les traits irisés d'une perle fine.
Né au milieu des années 80 dans le sillage de Tangerine Dream, Lightwave prend durant plusieurs années la forme d'un trio français sondant sur de vieux synthétiseurs analogiques modulaires, des espaces sonores hérités de la Berlin School des années soixante-dix. Plusieurs cassettes autoproduites témoignent de ces expériences oniriques, jusqu'à un premier album, Nachtmusic , sorti en 1990 sur le label allemand Erdenklang, qui fixe la musique sur deux longues plages électroniques introspectives, tout en marquant la cristallisation du groupe au sein du duo constitué par Christian Wittman et Christoph Harbonnier. Si la tonalité est résolument électronique, le travail sur les masses sonores comme sur la profondeur des climats fait souvent penser à un Pierre Henry planant et débarrassé de ses tics structuralistes. Cependant Lightwave met plutôt en place des structures évolutives, là où l'électroacoustique convoque en général la rupture et le collage.
Animé par la volonté de sortir du strict cadre de la musique électronique créée sur les synthétiseurs, Lightwave commence à collaborer avec d'autres musiciens, le plus souvent venus du classique contemporain comme le violoniste Jacques Derégnaucourt et le clarinettiste Renaud Pion, mais aussi avec Paul Haslinger, lui-même issu de Tangerine Dream, et Hector Zazou, autre grand explorateur de textures inédites. Fort de ces nouvelles directions ouvertes dans le substrat sonore lui-même, Lightwave se lance dans deux grands projets axés sur des figures scientifiques importantes de la Renaissance. Pour chaque disque il s'agit de s'imprégner du monde du personnage qu'il évoque, et de lui donner une réalité sonore : univers stellaire de l'astronome danois Tycho Brahe sur l'album du même nom publié en 1993, monde des gouffres, des forces occultes et des courants telluriques autour du savant Athanasius Kircher, dans Mundus Subterraneus sorti en 1995. Sur ces deux albums, publiés sur le label américain Hearts of Space, très proches bien que se référant à des topographies en quelque sorte opposées, le résultat fait immanquablement penser à une vaste fresque croisant la granulométrie des surfaces et l'espace des profondeurs, jouant sur la multiplicité des timbres, et prenant l'allure de concerto pour instrument acoustique traité et matière sonore électronique en mutation.
Bruno Heuzé
4. LIGHTWAVE - il y a 2 ans
Note :  

Entre scène électronique et marge contemporaine, LIGHTWAVE bouscule l'ordre musical établi depuis 20 ans. Auteur de 8 albums à ce jour, ce duo parisien projette son imagination féconde sur une toile sonore où l'ambient crépusculaire flirte avec les rivages de la musique concrète. Une toile fascinante et mystèrieuse où s'entrelacent matières acoustiques, éléments électriques et source électroniques.
Sorti en 2004 dans la collection "Signature" de Radio France, l'album "Bleue comme une Orange" est le plus abouti du groupe, joyau de musique contemporaine à visage humain esquissant les contours d'une ambient music de chambre. Avec la participation de Jon Hassel sur deux titres...
le site de LIGHTWAVE est à la hauteur de leur musique
www.lightwave-musique.com
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